Silence

Le silence est au bruit ce que l’ombre est à la lumière, ou le sommeil à la veille : une autre face, indispensable. L’envahissement permanent du bruit est toxique, il participer à l’accumulation d’excitation que nous impose la vie dite « moderne »

Même s’il est intéressant (les infos en continu à la radio), même s’il est harmonieux (musique partout), sa présence constante nous fatigue, nous affaiblit, empêche notre esprit de respirer, puis de fonctionner, comme une sorte de bavardage constant qui prendrait la place de nos pensées.

Alors, il faut se rappeler la puissance du silence, caisse de résonance des bruits de la vie. Pas forcément le silence complet, mais sa présence entre les sons, entre les moments où le bruit est inévitable (un trajet en ville) ou souhaitable (les discussions et le musique d’une soirée de fête).

Les temps de silence sont comme des respirations, des parenthèses : des mises en valeurs des sons que nous aimons, et des soulagements de ceux qui nous indisposent.

Puissance du silence et de son cousin, le calme. Qui n’est pas l’absence de bruits mais de paroles inutiles, d’interventions artificielles. Inutile de parler pour « meubler le silence » : il n’a besoin d’aucun meuble. Le silence et le calme nous permettent simplement d’entendre et d’écouter toutes les musiques de la vie

 

 

 

Texte du livre « je médite jour après jour » Christophe André