Aparigraha, le non-attachement

Aparigraha, le non-attachement

Le non-attachement est fondamental dans le mode de vie yogique. Il se définit entre autres par le lâcher-prise. Il appelle à se libérer de ce qui nous encombre. Dans notre société moderne, nous pratiquons la surconsommation et achetons pour nous sentir mieux, pour combler un vide. Appliquer l’Aparigraha, c’est se détacher des choses matérielles qui ne sont pas essentielles à notre bien-être. Sommes-nous vraiment plus heureux avec un sac de marque, un iPhone et une voiture neuve ? Au-delà de la lutte au matérialisme, le non-attachement, c’est éviter toute forme de dépendance.

Nous devons trouver notre bonheur à l’intérieur de nous plutôt que de le chercher dans l’approbation des autres. Le non-attachement peut également être interprété comme la non-possession. Cela ne veut pas dire qu’il faut éviter l’engagement ou tout attachement émotionnel et affectif. On doit simplement accepter que nos amis, notre famille et ne nous appartiennent pas et qu’ils sont libres de faire leurs propres choix.

On confond souvent amour (vers l’Autre) et attachement (vers soi). Dans les relations, l’attachement vient contaminer l’amour pour les raisons ci-dessus décrites. Il mène à la possessivité, à la perversité (déviation du but ou de l’objet) et à la jalousie. Il y a certaines personnes qu’on ressent comme des aspirateurs d’énergie. On se sent aspiré par elles et notre premier réflexe est de nous en distancier.
L’attachement est une énergie plus tournée vers soi que vers l’autre. Donc ce n’est pas de l’amour. 
Ce serait plutôt une énergie destinée à combler un manque, une envie de contrôle, de maîtrise sur les choses ou les gens, une envie de toute-puissance.

 

Auteur non connu

Le non-attachement ce n'est pas de pas aimer les êtres ou ne pas s'intéresser aux choses mais au contraire, les aimer mieux et s'intéresser à tout.  C'est être libre des extrêmes, dans la voie du juste milieu. C'est développer une relation juste aux objets des sens et aux plaisirs qui y sont associés. On aime l'autre non pas pour ce que l'on voudrait qu'il soit mais pour ce qu'il est vraiment. Il est donc important de développer du contentement pour ce que nous avons déjà, pour ce qui est.

Dordjé Djikmé