JALA NETI (douche nasale)

JALA NETI (douche nasale)

 

 

 

Pour se faciliter la tâche, le mieux est d’utiliser un Lota  qui  ressemblent à un  petit arrosoir qui s’adapte à l’anatomie du nez. Le bout du tube est fait pour rentrer dans la narine.

Remplir le pot d’eau tiède, idéalement entre 37° et 40°.

Saler l’eau avec du sel de marin (sauf allergie au sel marin), de sorte à rendre le nettoyage plutôt agréable : l’eau ne « pique » pas du tout nez, si le dosage est bon.

On explique souvent qu’il faut saler l’eau dans la proportion du sérum physiologique, lui-même naturellement salé (de 8 à 9 g de sel par litre d’eau).

 

Si nécessaire, ajuster la dose de sel jusqu’à ce que ce soit confortable à votre pratique, jusqu’à 1 c. à café de sel par ¼ l d’eau.

Voici un Lota . Vous pouvez trouver celui-ci en pharmacie. Il dispose d’une dosette pour le sel.

 

Comment faire ?

Jala Neti  se pratique au-dessus d’un lavabo.

S’incliner en avant et tourner la tête sur le côté gauche, retenir le souffle et verser l’eau dans la narine droite, pour la faire ressortir par la narine gauche : l’eau coule par elle-même, en emportant avec elle les impuretés et les mucosités du nez.

Laisser couler l’eau d’un demi lota.

Lorsque c’est fini du premier côté, souffler doucement par le nez pour se débarrasser de l’eau qui reste. Puis changer de côté, pour renouveler l’opération.

Important : garder la bouche ouverte, afin que l’eau ne pénètre pas dans les oreilles lorsque l’on souffle l’eau pour dégager le nez.

Après quelques essais, l’on constate que l’on peut aisément respirer par la bouche – tout en laissant passer l’eau dans une narine…

Fréquence : 1x/jour le matin si l’on est sujet à l’encombrement nasal. Mais cela peut être moins fréquent, si ce n’est pas le cas.  Il y a des personnes qui le font matin et soir en cas de gros rhume. A chacun de sentir ce qui lui est favorable.

Après Neti: sécher le nez

Pour que Neti soit vraiment bénéfique, il est indispensable de bien sécher le nez. Sinon l’eau stagne dans les sinus tout en se chargeant d’impuretés. Ceci est contraire à l’objectif premier…

Pour cela, souffler doucement par le nez, une narine à la fois.

Attention : car si l’on souffle trop fort, on risque de boucher momentanément la connexion entre le nez et l’oreille. Pour éviter cela, garder la bouche ouverte !

Mais cela n’est peut-être pas suffisant s’il reste de l’eau dans le nez après s’être mouché. Faire alors encore ceci pour s’en débarrasser :

Se pencher en avant et laisser la tête aller quelques instants ; une partie de l’eau va sortir d’elle-même. Puis, à partir de cette position inclinée :

·         Boucher la narine droite et expirer doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration : à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.

·         Boucher la narine gauche et expirer doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration : à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.

·         Terminer une fois que le nez est sec.

Conseils pratiques

·         Si l’eau salée ne passe pas par les narines, c’est que l’on tient trop fort le tube contre la narine, ou au contraire pas assez. Dans ce dernier cas, l’eau sort par la même narine parce que le tube et la narine ne forment pas un ensemble étanche : l’eau coule à côté.

·         L’eau a parfois du mal à passer, si l’on est enrhumé. On peut alors laisser un moment le tube dans la narine, afin d’aider à dissoudre les mucosités. Se moucher une narine à la fois, doucement. Puis changer de narine.
Après quelques essais, l’eau coulera plus facilement : au début goutte à goutte, puis plus abondamment.
En cas de rhume, rester prudent avec le nez : les membranes des muqueuses sont très sensibles.

·         Bien que la plus grande quantité de l’eau sorte par les narines, une quantité minime sort par la bouche :
Ce n’est pas grave : c’est l’inclinaison de la tête qui fait qu’une partie de l’eau coule par la bouche. Modifier un peu la position de la tête pour qu’elle soit plus horizontale ou rentrer un peu le menton.

·         Cela pique ou fait mal : c’est possible si l’on a oublié le sel, ou on en a mis trop, ou pas assez… Lorsque le sel est bien dosé, l’eau a le même goût que les larmes.

·         Si l’on désire laver le nez profondément, utiliser un pot entier pour chaque narine. Pour la routine, 1/2 pot par narine est suffisant.

·         Si le nez a tendance à être très sec, ajouter une goutte ou deux d’huile de sésame ou d’amande douce après avoir bien séché le nez.

Indications: Pourquoi faire Jala Neti ?

·         Pour commencer la journée, en guise de routine préventive d’hygiène

·         Après le travail, le bricolage ou le ménage, lorsque l’on ‘est trouvé dans un environnement poussiéreux

·         Au retour d’une balade, pour se débarrasser du pollen et des mucosités contenues dans le nez, si on y est sensible, intolérant ou allergique. Pratiqué régulièrement, Jala Neti peut contribuer à soigner ou atténuer le rhume des foins et les allergies au pollen.

·         Jala Neti est réputé bénéfique pour ceux qui souffrent d’asthme, d’allergies et d’autres affections respiratoires.

·         Pour lutter contre des problèmes de sinus, sinusites et sinusites chroniques : Jala Neti empêche le mucus de s’accumuler dans les sinus.

·         Pour prévenir les rhumes de cerveau et les sinusites.

·         Jala Neti influencerait positivement les organes sensoriels de la tête (cela se sent par ex. en cas de fatigue oculaire).

·         Soulage les maux de tête : le nettoyage du nez stimule et détend la zone du front et autour des yeux.

·         Certaines sources accordent une action positive à Jala Neti sur la mémoire et la concentration.

·         Faire Jala Neti si l’air ambiant est trop sec et les muqueuses desséchées. Les cils capillaires du nez transportent alors moins bien les mucosités. En faisant Jala Neti, on stimule le fonctionnement des muqueuses et le nez garde son humidité naturelle.

·         La solution d’eau salée optimise le pH (mesure de l’acidité/basicité) dans les muqueuses et améliore la résistance de celles-ci contre les virus et les bactéries. 

 

 

Article trouvé en partie sur le Blog « yogamrita »